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La nouvelle ville de Saint-Jean-sur-Richelieu

Vue aérienne de Saint-Jean-sur-Richelieu

C’est le 24 janvier 2001 que la nouvelle ville de Saint-Jean-Iberville voit le jour en vertu d’un décret de regroupement municipal visant les anciennes villes de Saint-Jean-sur-Richelieu, Iberville, Saint-Luc, la municipalité de L’Acadie et la paroisse de Saint-Athanase. Moins d’un mois après la tombée du décret, un conseil provisoire formé d'élus des anciennes municipalités est choisi pour diriger la Ville de Saint-Jean-Iberville et nommer à son tour le maire de la nouvelle administration, M. Gilles Dolbec.

Au cours de la séance du 5 mars 2001, la nouvelle administration adopte une résolution demandant au gouvernement provincial de modifier le décret de regroupement afin de remplacer l’appellation «Saint-Jean-Iberville» par une autre qui remporte la faveur populaire : «Saint-Jean-sur-Richelieu». Le 16 mai 2001, la ville issue du regroupement municipal devient officiellement la nouvelle ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.

La première élection générale a lieu le 3 novembre 2002 et permet d’élire un conseil municipal formé de 12 conseillers ainsi que du maire Gilles Dolbec.


Secteur Saint-Jean

L’ancienne municipalité de Saint-Jean-sur-Richelieu doit son nom au fort Saint-Jean érigé en 1666-1667 par les soldats du régiment de Carignan-Salières. Cette place fortifiée joue alors un rôle important dans l’histoire du pays et principalement lors de la guerre de l’Indépendance américaine dont les artisans cherchent à se soustraire à la tutelle britannique et, du même souffle, à s’approprier la Nouvelle-France.

Canal de Chambly

C’est au cours du XIXe siècle que la petite localité issue de l’activité militaire, nommée parfois «Town of Dorchester», connaîtra une phase de croissance économique sans précédent ainsi que l’épanouissement de ses plus beaux fleurons. En 1828, la paroisse Saint-Jean-l’Évangéliste voit le jour à l’aube d’une expansion nouvelle pour cette municipalité rayonnante. On inaugure en 1836 le premier chemin de fer canadien qui relie à l’époque Saint-Jean à La Prairie. Puis, en 1843, l’ouverture du canal de Chambly permet enfin de contourner les rapides jusqu’alors infranchissables du Richelieu.

La suite des événements confirmera les vocations commerciale et industrielle ainsi que le statut de capitale régionale de cette laborieuse municipalité. Grâce à l’accroissement des activités portuaires et ferroviaires, Saint-Jean devient alors la principale porte de commerce entre les États-Unis et le Canada.

Du village érigé en 1848, elle est proclamée Municipalité de Ville en 1856. Vouée à un développement incontournable, elle embrasse la deuxième moitié du siècle en saluant l’établissement d’institutions qui formeront la trame de la municipalité d’aujourd’hui. Et en dépit des changements historiques qui ont nourri sa destinée, Saint-Jean-sur-Richelieu demeurera fidèle aux événements qui l’ont vue naître puisqu’elle connaîtra une présence militaire continue jusqu’aux jours récents de son existence.

Secteur Saint-Luc

Église Saint-Luc

L’histoire de Saint-Luc suit un cours hors des sentiers battus, dérogeant du cheminement traditionnel des villes du Québec qui ont généralement pris naissance autour d’un centre nerveux, très souvent un poste militaire ou une église. Les sources auxquelles s’est abreuvée l’histoire luçoise coulent d’abord du côté du hameau Sainte-Thérèse où le régiment de Carignan-Salières construit des fortifications en 1665, avant celles de Saint-Jean.

Quelques colons s’établissent non loin de la place forte et tracent les premiers sillons d’une histoire nouvelle. Un chemin aménagé au milieu des savanes et des marécages entre La Prairie et Saint-Jean constitue un terreau assez fertile pour voir s’installer graduellement un nouveau noyau d’habitants. La plupart de ces colons relèvent de la paroisse de La Prairie et deviennent ensuite paroissiens de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie après sa création en 1784. Les nombreuses représentations des colons auprès de l’archevêché porteront finalement fruit puisque c’est autour du Coteau-des-hêtres que la paroisse de Saint-Luc prendra racine et érigera son église.

Secteur L’Acadie

Considérée comme l’une des plus anciennes paroisses du Haut-Richelieu, Sainte-Marguerite-de-Blairfindie dessert à l’époque de sa création le territoire de l’actuel secteur L’Acadie qui portera successivement plusieurs toponymes dont ceux de Petite Cadie, Blairfindie, et L’Acadie.

Presbytère de L'Acadie

Dès la seconde moitié du XVIIIe siècle, des colons s’établissent sur les rives de la «Petite-rivière-de-Montréal» (rivière L’Acadie). Le défrichement des terres fertiles de la vallée va déjà bon train quand arrivent, à partir de 1763 et par grappes successives, des exilés acadiens trouvant enfin refuge après des années d’errance.

Leur établissement donne un élan à la colonisation, à la démographie et au développement du secteur. Il laissera finalement des traces jusque dans l’appellation de la localité. Mais la situation géographique de L’Acadie, établie en retrait des routes principales, et surtout le passage du chemin de fer entre La Prairie et Saint-Jean, contribuent à la migration de la population vers la zone urbaine de Saint-Jean qui, à cette époque, fait déjà figure de capitale régionale.

Secteurs Iberville et Saint-Athanase

Alors que les localités de la rive gauche voient le jour et se font expansives, la rive droite inscrit les premiers jalons de son histoire. L’établissement des premiers colons s’échelonne ainsi sur la première partie du XVIIIe siècle. Ce n’est qu’à partir de 1764, date à laquelle Clément de Sabrevois, sieur de Bleury vend sa concession aux sieurs Gabriel Christie et Moses Hazen, que le territoire quasi vierge connaîtra un développement naissant.

Mille-Roches de la rivière Richelieu

Pour désigner la nouvelle agglomération, on utilise déjà les noms de Bleury ou encore Mille-Roches, ce dernier toponyme faisant référence aux cailloux que le lit de la rivière laisse entrevoir en eaux basses. Devenu officiellement Christieville en 1847, le village prend forme en bordure de Trinity Church, la seule église anglicane d’Iberville fondée en 1841 par le fils de Gabriel Christie. Quelques années plus tard, soit en 1859, le nom Christieville disparaît pour être remplacé par Iberville en mémoire du célèbre Pierre Le Moyne d’Iberville.

On jette également les bases d’une paroisse catholique sous le patronage de Saint-Athanase en 1823. La municipalité de paroisse reçoit son incorporation en 1845 et prend le nom de Saint-Athanase-de Bleury. Elle s’étend sur un vaste territoire propice à l’agriculture et contient, en son centre, une enclave formée par le village de Christieville.

Pour information

Pour de plus amples information sur l’histoire de Saint-Jean-sur-Richelieu, on peut consulter la bibliothèque et le centre d’archives de la Société d’histoire du Haut-Richelieu qui a pignon sur rue au cœur du Vieux-Saint-Jean :

Société d’histoire du Haut-Richelieu
203, rue Jacques-Cartier Nord
Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec)
J3B 6T3
Tél. : 450 358-5220

shhr@qc.aira.com
www.genealogie.org/club/shhr
 


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