Communiqué de presse
 
Saint-Jean-sur-Richelieu, le 14 septembre 2017 - Un nouveau programme conjoint visant à supporter l’intervention sur le plan psychosocial des policiers du Service de police et à assurer une prise en charge des individus en crise ou qui sont aux prises avec un problème de santé mentale a été dévoilé ce matin.
 
Issu d’un partenariat entre le Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Centre (CISSS), le Centre de crise et de prévention du suicide Haut-Richelieu-Rouville (CCPSHRR) et le ministère de la Sécurité publique, ce programme d’interventions conjointes 24/7 bénéficie d’une subvention de 50 000 $ dans le cadre du programme de soutien aux municipalités de 100 000 et moins. Le CISSS a quant à lui injecté 50 000 $ et la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, 10 000 $.
 
Présent lors du dévoilement, M. le maire Michel Fecteau s’est réjoui de la venue de ce nouveau programme. « J’aimerais d’abord souligner que nous avons obtenu cette subvention grâce à l’initiative du Service de police qui a acheminé cette demande au ministère de la Sécurité publique. Dans le cadre de leur travail, nos policiers interviennent régulièrement auprès de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Grâce à ce programme, ils seront définitivement mieux outillés pour agir puisque des partenaires clés seront disponibles rapidement pour venir en aide aux personnes aux prises avec un problème de santé mentale ou qui ont un mal de vivre. Les acteurs du milieu impliqués misent beaucoup sur le succès de l’application des mesures établies ».
 
« Auparavant, c’est à l’urgence de l’hôpital qu’étaient conduites les personnes en situation de crise, et ce de façon systématique. Bien que l’hôpital dispose de professionnels et de médecins hautement qualifiés pour recevoir toute personne qui requiert des soins de santé mentale, des services alternatifs à l’urgence sont souvent plus appropriés aux besoins de la personne. Grâce à la mobilisation des partenaires
de la communauté, des services de santé mentale réellement adaptés aux besoins de la population peuvent être offerts sur le territoire » affirme Richard Deschamps, président-directeur général du CISSS de la Montérégie-Centre.
 
 
Diverses situations de crise, des interventions appropriées
 
Lorsqu'un policier interviendra auprès d'une personne en situation de détresse psychologique importante, il communiquera immédiatement avec le CCPSHRR. Dès lors, un intervenant spécialisé estimera le niveau de dangerosité de l’individu pour lui-même et pour ses proches. Comme le précise la directrice générale du CCPHSRR, Danielle Chrétien, « l’expertise des intervenants du centre sera alors mise à contribution afin d’obtenir le consentement de la personne en crise à recevoir les soins nécessaires. L’intervenant mettra en place un filet de sécurité pour la personne et ses proches en ayant recours aux services du centre et aux autres ressources des réseaux public et communautaire du milieu. »
 
Si l’intervenant ou le policier juge qu’il y a un risque élevé pour la sécurité de l’individu, celui-ci sera conduit par ambulance au centre hospitalier de Saint-Jean-sur-Richelieu et ce, sous la responsabilité d’un policier. Dans un tel cas, l’intervenant du CCPSHRR communiquera avec l'équipe de l'urgence de l'hôpital de façon à assurer une prise en charge immédiate et sécuritaire de la personne dès son arrivée. Le policier qui se retrouvera en présence d’une personne en crise âgée de 17 ans et moins disposera de deux modes de fonctionnement : s’il est d’avis qu’il doit faire un signalement au Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ), la référence sera faite automatiquement par celui-ci. Sinon, il communiquera directement avec le service INFO SOCIAL pour obtenir la référence d’une ressource CAFE (crise-ado-famille-enfant).
 
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