Communiqué de presse
 
Saint-Jean-sur-Richelieu, le 3 janvier 2018 – Le 5 janvier 1998 débutait ce qui allait devenir le Grand verglas. Pendant 6 semaines, Saint-Jean-sur-Richelieu s’est retrouvée au cœur de ce qui a été appelé le « Triangle noir ». L’ampleur de ce phénomène météorologique avait mis hors d’usage une grande partie du réseau électrique de la région. Des milliers de résidents se retrouvaient alors sans électricité et sans chauffage.
 
« Je me souviens de la solidarité que nous avons démontrée collectivement. Face à des conditions extraordinairement difficiles, nous avons répondu de façon tout aussi extraordinaire » relate Alain Laplante, l’actuel maire de Saint-Jean-sur-Richelieu.
 
À l’époque, plusieurs centres avaient été organisés pour permettre l’hébergement de la population privée de chauffage. Des centaines de personnes s’étaient retrouvées à partager leur quotidien. « Humainement, ça a renforcé notre communauté. Nous avions tous la même mission, prendre soin les uns des autres » se souvient Stéphane Beaudin directeur général adjoint de Saint-Jean-sur-Richelieu et à l’époque fonctionnaire à l’ancienne municipalité de Saint-Luc.
 
Depuis cet épisode, les services d’urgence ont été réorganisés pour mieux répondre à des événements dramatiques. « On apprend nécessairement beaucoup de tels événements. La réponse avait été remarquable, mais nous voulons pouvoir faire mieux si le destin fait que nous soyons à nouveau appelés à intervenir de la sorte » explique François Vaillancourt, directeur général de la Ville.
 
En effet, 20 ans plus tard, la Ville complète une nouvelle mise à jour de son plan de mesures d’urgence. L’expérience du Grand verglas, mais aussi d’événements comme les inondations de 2011 ont amené la Ville à revoir ses protocoles et à les bonifier.
 
« Nous nous sommes dotés d’un plan municipal de sécurité civile (PMSC) complet qui fait l’inventaire des risques et qui prévoit des protocoles et une structure de coordination en cas d’incident. Ce plan nous permet d’être plus proactifs et d’avoir une meilleure réponse de nos services » explique M. Daniel Dubois, Directeur du service de sécurité incendie de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.
 
Advenant un événement d’urgence, M. Daniel Dubois devient coordonnateur des mesures d’urgence. En collaboration avec le directeur général de la Ville, il est chargé de voir à l’implantation des mesures de réponses nécessaires, c’est aussi lui qui coordonne les actions des partenaires extérieurs tels que les autres corps policiers, services d’incendie, de santé, les services d’utilité publique (Hydro-Québec, compagnies de télécommunication et autres) et même au besoin l’armée.
 
Saint-Jean-sur-Richelieu a la chance d’avoir pour responsable des mesures d’urgence de la municipalité l’un des plus grands experts du domaine. C’est même lui qui enseigne aux autres municipalités comment structurer leur organisation. En effet, M. Dubois enseigne à la Polytechnique de Montréal la gestion de postes de commandement unifiés visant à assurer la sécurité des citoyens et des intervenants.
 
 
Préparation de la Ville
 
Selon le PMSC, lors d’un événement déclenchant les mesures d’urgence, les directions de la Ville sont mobilisées et agissent en tant que chefs de mission avec des actions précises à accomplir.
 
En plus de la planification, de la formation et la participation à des simulations sont prévues pour chacun des intervenants. L’administration municipale veut ainsi s’assurer de l’efficacité de la structure opérationnelle. À cet effet, une grande simulation de réponse à un incident déclenchant les mesures d’urgence sera organisée en 2019.
 
« On ne peut pas tout planifier, mais nous voulons être aussi prêts que possible pour réagir à l’imprévisible » conclut le maire Laplante.
 
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